Épisode 4 – Soizic, contre vents et marées

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Épisode 4 – Soizic, contre vents et marées

LE LIVRE

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Soizic a toujours tracé sa route au fil de ses rencontres amoureuses, jusqu’à arriver à bon port sur l’île de Saint-Barthélémy aux Antilles. Elle vit sur un bateau avec son copain marin, la vie est plutôt douce à première vue. En réalité son couple traverse quelques tempêtes. Soizic découvre sa grossesse qui n’était pas du tout prévue au programme et lorsque sa fille a huit mois, c’est la rupture avec le papa. Lui continue de naviguer aux quatre coins du monde, quand elle se retrouve sans logement, sans travail, avec son bébé et quelques vêtements dans son sac.

Elle part alors en croisade pour reconstruire sa vie de maman solo jusqu’à reprendre ses études et réussir ses concours. Une immense fierté couplée à une immense fatigue qui va lui faire perdre pied et la conduire au burn-out. Après un an à tenter de redresser les voiles, Soizic se reconstruit, abandonne son nouveau métier de professeur des écoles pour devenir femme de ménage dans les luxueuses villas de son île. 

Dans cet épisode on parle de challenges, du regard des autres, de petits espaces et de liberté.

Bonne écoute !

Vous avez aimé l’épisode ? N’oubliez pas de mettre cinq étoiles et un avis ici !

CE QUE VOUS ALLEZ ENTENDRE

Je voulais vivre l’amour.

C’était pas du tout au programme que je tombe enceinte.

On vivait de voiles, de vacances et d’apéros sur les quais. C’était beau sur le papier, dans la vie c’était un peu moins léger.

Je me suis retrouvée sur les quais avec toute ma vie dans des sacs poubelles, pieds nus avec ma petite en couche. Et là je me suis dit : j’ai pas de travail, j’ai pas de maison, j’ai pas de nounou, j’ai pas un rond. Ça va être compliqué.

Je n’avais pas de situation professionnelle car j’avais décidé d’arrêter de travailler pour élever la petite.

J’avais rien. J’avais juste ma rage de m’en sortir et l’énergie que me demandait ma fille pour avancer chaque jour.

Je ne sais même pas comment j’ai fait pour tenir d’autant plus que c’était un bébé qui ne dormait pas. 

Je me mettais une pression folle, je voulais que ma maternité soit parfaite. Qu’on n’est rien à me reprocher. 

La séparation a été très conflictuelle, pendant des années ça a été vraiment dur.  

Il a fallu que je cadre un peu les choses avec le juge des affaires familiales, un avocat, parce-que le cadre n‘était pas là et ça a créé beaucoup de tensions.

La pension alimentaire là-dessus je n’ai rien à redire, il a toujours été très présent financièrement. Même en grosse période de fight il a toujours participé.

Je vis dans une petite chambre de 25m2 et je paie 1200€.

Une fois que ma fille a eu trois ans j’ai voulu assurer nos arrières. J’ai repris mes études. J’ai passé un master en alternance puis j’ai été titularisée professeur des écoles.

J’ai passé deux ans à bosser comme une acharnée. J’ai réussi à pondre un mémoire de 90 pages en plein confinement avec une petite de cinq ans. J’ai fait ma première rentrée en tant que titulaire. J’ai fait trois jours et j’ai fait un burn-out de l’espace. Après tout ce que je venais de faire pour nous sécuriser, pour montrer aux autres que j’étais capable de faire un truc de dingue, je m’écroule comme une merde sur la ligne d’arrivée.

Je savais plus rien faire. J’ai vraiment le cerveau qui a grillé complet. 

Je vais chercher de l’aide auprès de thérapeutes, je me suis mise au sport, au reiki, à la méditation, au yoga. Des copines qui me portent à bout de bras et me forcent à me lever le matin. 

Il a fallu que je fasse un gros travail sur moi et sur le regard des autres, sur l’image que les autres peuvent avoir de moi. Et aujourd’hui j’en ai plus rien à faire, plus rien du tout. 

Je me suis mise à mon compte en tant que femme de ménage dans les villas pour les touristes.

Du haut de ses six ans elle me disait « Pleure maman, pleure. Respire avec moi, ça fait du bien ». 

Evidemment qu’on est fusionnelles, on a tellement vécu de choses elle et moi.

Elle me connaissait qu’en tant que maman, elle me connaissait pas en tant qu’amoureuse. 

J’ai plus envie de me positionner dans ce personnage de « je suis une warrior » parce qu’à trop vouloir faire ça je me suis mis des challenges plus difficiles les uns que les autres. Et c’est ce qui fait que j’ai complètement perdu pied. Aujourd’hui, j’ai juste envie de trouver un équilibre.

C’est pas que je devrais t’offrir, je devrais t’offrir mieux que ça. 

J’ai l’impression d’être une cassos. Je vis dans 25m2, je suis femme de ménage et j’élève ma fille seule. 

Y’a personne pour te donner la main à côté de toi, pour décider avec toi, pour vivre la tempête avec toi. Y’a personne pour prendre le relai, jamais. 

Elle m’a choisie. Je suis la meilleure maman qu’elle puisse avoir. 

À lundi prochain pour un nouvel épisode du podcast Hello Solos et en attendant rejoignez la communauté décomplexée des mamans overbookées.

See you les Solos !

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